Le cabinet du Premier Ministre, Chef du Gouvernement a abrité ce vendredi en début de matinée une très importante réunion sur la problématique de la résurgence des barrières illégales et la réglementation de la circulation routière en Centrafrique.
C’est le Premier Ministre, Chef du Gouvernement monsieur Félix MOLOUA qui a présidé cette rencontre stratégique regroupant le ministre d’État en charge de la communication, monsieur Évariste NGAMANA, le ministre des transports et de l’aviation civile, monsieur Gontran DJONO AHABA, le ministre de la défense nationale, monsieur Claude Rameau BIREAU ainsi que les Chefs militaires leaders des forces armées centrafricaines. Quelques membres du cabinet du Premier Ministre y ont aussi pris part.
D’entrée de jeu, le Chef du Gouvernement a donné le ton de la réunion en rappelant l’engouement de la population centrafricaine qui s’est soldé par une victoire au 1er tour du Président de la République, Chef de l’Etat. L’équipe qu’il doit diriger sous l’impulsion de ce dernier, doit transformer les conditions de vie de la population.
Force est de constater la résurgence des barrières illégales sur les routes centrafricaines. Ce qui ne favorise pas la libre circulation des opérateurs économiques. Ceux-ci en font payer les frais de « formalité » sur le panier de la ménagère.
Pour cela, le gouvernement doit faire quelque chose.
Il convient de rappeler que depuis Juin 2023, le Président de la République a pris un décret fixant à 93 le nombre des barrières légales en Centrafrique.
Malheureusement des agents de l’Etat véreux et mal intentionnés continuent de contourner le dispositif légal existant et ponctuer de l’argent indûment sur les usagers des routes.
»Cela doit prendre fin » a martelé le Premier Ministre qui a poursuivi ses propos en s’interrogeant sur ce qui n’a pas marché jusqu’à ce jour dans la lutte contre cette mauvaise pratique de servir des agents de l’Etat.
Les participants à cette réunion ont pris la parole et sont tous unanimes pour relever le manque des sanctions tant administratives que pénales des agents présumés être impliqués dans ces actes indélicats.
L’inexistence des sanctions est quant à elle due au manque de preuve devant servir de base dans l’application des sanctions.
Pour cela, le département de la justice est appelé à pleinement coopérer dans cette tâche titanesque afin de faciliter la libre circulation.
Il est à noter que la résurgence des barrières illégales facilite l’inflation, la hausse des prix des denrées sur le marché. Ce qui ne permet pas au Centrafricain de manger à sa faim. Toute chose qui est loin de faire conjuguer le verbe « nourrir » au présent de l’indicatif dans la vie quotidienne de la population. Ainsi, la promesse de « nourrir » qui est parmi les 5 verbes du Président Fondateur de la République Centrafricaine Barthélémy Boganda ne peut pas être tenue.
Face à cela, le Premier Ministre a instruit tous les responsables des départements ministériels de ne pas baisser les bras jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de barrières illégales en Centrafrique et que sur les barrières légales aucune somme d’argent ne soit versée aux agents de l’Etat mais plutôt au niveau des régisseurs assignés à cette tâche.
La rencontre de ce jour a permis au Premier Ministre de mettre tout le monde au pas afin que la promesse de la transformation faite le 30 Mars dernier lors de l’investiture du Président de la République ne reste pas un vain mot.
BELOW IS THE ENGLISH VERSION
TRANSFORMATION, THE PRESIDENT OF THE REPUBLIC’S POLITICAL VISION, MUST NOT BE AN EMPTY SLOGAN.
Early Friday morning, the office of the Prime Minister, Head of Government, hosted a very important meeting on the issue of the resurgence of illegal roadblocks and the regulation of road traffic in the Central African Republic.
Prime Minister and Head of Government Félix MOLOUA presided over this strategic meeting, which brought together the Minister of State for Communication, Évariste NGAMANA; the Minister of Transport and Civil Aviation, Gontran DJONO AHABA; the Minister of National Defense, Mr. Claude Rameau BIREAU, as well as the senior military leaders of the Central African Armed Forces. Several members of the Prime Minister’s cabinet also participated.
From the outset, the Head of Government set the tone for the meeting by recalling the enthusiasm of the Central African people, which resulted in a first-round victory for the President of the Republic, Head of State. The team he is to lead, under the President’s guidance, must transform the living conditions of the population.
It is clear that illegal roadblocks have resurfaced on Central African roads. This hinders the free movement of economic operators. They pass on the cost of these “formalities” to consumers.
For this reason, the government must take action.
It should be noted that in June 2023, the President of the Republic issued a decree setting the number of legal checkpoints in the Central African Republic at 93.
Unfortunately, corrupt and ill-intentioned government officials continue to circumvent the existing legal framework and extort money from road users.
“This must end,” insisted the Prime Minister, who went on to question what has failed to date in the fight against this corrupt practice by state officials.
Participants at the meeting spoke out and were unanimous in pointing out the lack of both administrative and criminal penalties for officials suspected of being involved in these unethical acts.
The absence of penalties is due to the lack of evidence needed to justify their application.
For this reason, the Department of Justice is called upon to fully cooperate in this monumental task in order to facilitate free movement.
It should be noted that the resurgence of illegal roadblocks fuels inflation and drives up food prices in the market. This prevents Central Africans from having enough to eat. All of this is far from allowing people to use the verb “to feed” in the present tense in their daily lives. Thus, the promise to “feed”—one of the five verbs identified by Barthélémy Boganda, the founding president of the Central African Republic—cannot be fulfilled.
In light of this, the Prime Minister has instructed all heads of ministerial departments not to give up until there are no more illegal roadblocks in the Central African Republic and until, at legal checkpoints, no money is paid to government officials but rather to the administrators assigned to this task.
Today’s meeting allowed the Prime Minister to bring everyone into line so that the promise of transformation made on March 30 during the President’s inauguration does not remain an empty promise





No Comments