La « belle ville de Bossangoa » a accueilli ce mercredi la cérémonie conjointe de lancement des projets « Sécurité aux frontières » et « Sécurité communautaire et appui aux institutions de justice et de sécurité pour une paix durable en RCA ». Deux initiatives financées par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF), qui marquent l’acte I du nouveau septennat placé sous le signe de la « transformation ».
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Félix Moloua, était aux côtés du Président de la République, Pr Faustin Archange Touadéra, pour cette cérémonie qui illustre, selon la Présidence, « l’engagement du Gouvernement à poursuivre avec détermination la mission de transformation de la RCA, de consolidation de la paix et de garantie de la sécurité pour tous »
Les deux projets visent des défis concrets :
-Sécurité aux frontières : Renforcer le contrôle étatique dans les zones frontalières, notamment à Moyenne-Sido, prévenir les conflits liés à la transhumance et lutter contre les trafics et la criminalité transfrontalière.
– Sécurité communautaire et appui aux institutions : Rapprocher justice, police et population, équiper les tribunaux, former les FSI et soutenir les mécanismes locaux de résolution des conflits.
Dans son allocution, le Coordonnateur humanitaire des Nations unies, M. AG Ayoya, a réaffirmé que « la responsabilité de la RCA est partagée » et que « les Nations unies restent fidèles à leur engagement de soutenir les efforts du gouvernement centrafricain » Le PBF mobilise plusieurs millions de dollars pour ces projets sur 24 mois, en coordination avec la MINUSCA, le PNUD et l’OIM.
Le Président Touadéra a inscrit ce lancement dans la vision de son nouveau mandat : « Nous entrons dans une ère où l’autorité de l’État ne doit plus être une promesse, mais une réalité vécue dans la vie de chaque citoyen »
Évoquant spécifiquement le projet frontalier, le Chef de l’État a été ferme : « Le Gouvernement affirme clairement sa volonté de mieux contrôler les frontières, de prévenir les conflits liés à la transhumance et de lutter sans relâche contre toutes les formes de criminalité. Ceux qui exploitent les faiblesses de l’État ne trouveront aucun répit. La République agira avec fermeté, dans le strict respect de la loi »
Le choix de Bossangoa n’est pas anodin. Chef-lieu de l’Ouham, la ville a payé un lourd tribut aux crises mais expérimente depuis 2023 le retour progressif des services publics : tribunal, prison, FSI, écoles. Ces nouveaux projets viennent renforcer cette dynamique.
La cérémonie s’est tenue en présence des autorités préfectorales, des représentants des communautés, des agences onusiennes et des partenaires techniques.





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